40 années de “libéralisme”, de droite comme de gauche, ont appauvri 95% des Français et désindustrialisé la France.

Quarante années qui ont creusé des écarts de revenus et de fortune qui ne sont plus supportables.
Quarante années qui ont créé trois millions de chômeurs, et aggravé la condition et le nombre de six millions de travailleurs pauvres, et de dix millions de retraités pauvres.
Pour enrichir à nouveau le pays, il faut remettre au travail les Français et leur argent.

L’Abbé Pierre disait déjà voici douze ans (22 janvier 2007) à propos de ceux qui accaparent tout : « Les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c’est vous. » et aussi : « La fortune, dans les temps d’épreuves, doit être partagée pour créer des entreprises viables, pour donner de l’emploi et du salaire. » 

Les « gilets jaunes » le disent plus crûment : il faut prendre l’argent là où il est (pour équilibrer son budget, l’Etat ne doit pas réduire les revenus des plus modestes mais augmenter les prélèvements sur les plus riches). Muriel Saoud, agente hospitalière à Meaux, Gilet Jaune très représentative, le dit concrètement : Le coût de la vie augmente alors que mon traitement de fonctionnaire est stable. Avec toutes ces taxes, on n’y arrive plus. Je pense à ma fille. Sinon c’est eux qui finiront par payer. Ils doivent prendre conscience que l’on n’a plus les moyens.

La France est encore un pays riche, mais sa fortune ne crée plus suffisamment d’emplois, et l’importance de sa dette extérieure lui fait courir un risque important. Il faut créer de vrais emplois, dont les travailleurs puissent être fiers et qui leur permettent de vivre décemment. Il faut aussi relancer « l’ascenseur social » qui permettait autrefois à chaque génération d’espérer vivre mieux que ses parents.

Comment faire ? Pour rembourser la dette et financer tous les services publics de base, dans les campagnes comme dans les villes, il faut rétablir un impôt sur la fortune. Progressif, il doit prélever davantage chez les plus riches que chez ceux qui n’ont pas grand-chose. Ce n’est que justice, pour corriger les écarts accumulés. Mais il ne s’agit pas d’appauvrir la France. Il faut créer de nouvelles richesses ! C’est le travail qui crée la richesse ! En plus de la dignité qu’ils redonneront à leurs titulaires, les « cotisations sociales » de ces nouveaux emplois, qu’il ne faut pas supprimer, permettront de rétablir le financement des services sociaux indispensables : santé, prévoyance, retraite, éducation, et chômage résiduel.

La France est un pays riche, non seulement de sa nature, de sa culture et de son patrimoine, mais aussi financièrement : le total des avoirs liquides et à très court-terme des français est de plus de 1 500 milliards d’euros, et cet argent ne leur rapporte pratiquement rien. Il faut donc remettre cet argent au travail, par un grand emprunt national. C’est ce que tout gouvernement ferait en cas de conflit armé. 

Et bien nous sommes en guerre, économique.

La nouvelle frontière à reconquérir, c’est la qualité de notre environnement. Il y va de notre survie à moyen-terme. Cent milliards d’euros investis chaque année pendant dix ans, soit mille milliards d’euros, permettront de créer trois millions d’emplois pour créer de vraies valeurs : moins de pollutions, une meilleure alimentation, une meilleure santé pour tous, et toutes les infrastructures et équipements qui le permettent. Pour faciliter cette dynamique d’investissement, nous proposons de supprimer tous les impôts qui compliquent la vie des français et ne rapportent finalement pas suffisamment : l’impôt sur les revenus, qui décourage le travail et facilite la fraude, l’impôt sur les successions, et une centaine d’autres impôts et taxes qui font les délices des experts en fiscalité mais sont coûteux à gérer.

Les français doivent pouvoir s’enrichir, pour permettre à l’impôt sur la fortune d’être « durable ». Ce projet consiste donc à imposer le « patrimoine passif », c’est-à-dire l’ensemble des avoirs non investis dans des entreprises, sans pitié pour les avoirs dissimulés dans des paradis fiscaux. Cette fortune de « l’évasion fiscale » pourra être taxée proportionnellement au nombre d’années pendant lesquelles elle sera restée cachée. Cela sera vite dissuasif. Les paradis fiscaux perdront rapidement de leur intérêt, d’autant plus sûrement que la France, ne taxant plus les revenus, redeviendra attractive pour les entrepreneurs et les innovateurs. Alors on fait quoi ? On le décide ! C’est le projet du Comité Bastille.

Note du président honoraire : Michel Duhamel, Membre de notre Comité Exécutif, est innovateur, fondateur et principal actionnaire de l’entreprise Genodics, qui exploite des procédés non-chimiques de stimulation et protection de végétaux et d’animaux qui aujourd’hui prouvent leur efficacité dans 160 exploitations. Il s’agit donc de grandes percées dans l’Agriculture & Élevage Verts, qui se passeront demain d’engrais et pesticides chimiques, exactement le genre d’investissements à très long terme dont la France a besoin. 

Quand il a fondé cette entreprise en 2008 avec Pedro Ferrandiz, ils étaient deux modestes ingénieurs, très loin d’être riches, et… ils ne le sont pas encore. Ils sont deux des milliers d’exemples vivants de l’erreur tragique que commet Emmanuel Macron quand il affirme que ce sont les riches qui innovent et en tire excuse pour abolir l’ISF. Ce sont les innovateurs qui, partis de peu, créent la richesse, et ce sont parfois leurs enfants et petits-enfants qui naissent riches.
Si parfois de tels innovateurs sont aidés du bout des doigts par quelques business angels et autres capitaux-risqueurs, c’est surtout avec leur propre épargne et celle de leur famille et quelques copains qui, eux, ont pris le vrai risque financier, le risque initial, totalement incertain, financé par ce que les professionnels appellent le seed-money. D’ailleurs s’il était vrai que l’Impôt sur la Fortune tue la création de richesse, alors comment font la Suisse, la Hollande et la Norvège qui sont parmi les plus riches par habitant et les plus dynamiques du monde ?
En Suisse l’Impôt sur la Fortune est progressif de 0 à 3%. Rappelons que si beaucoup de pays de l’UE ont abandonné cet impôt (Italie en 1992, Autriche en 94, Finlande en 2006, Allemagne et Irlande en 97, Suède en 2007, c’est sous la pression, à la tête de l’UE, de Romano Prodi puis de José-Manuel Barroso, lui-même grand promoteur et lobbyiste de la financiarisation, ce pourquoi Goldman Sachs l’a récompensé en lui assurant un emploi grassement rémunéré. Jean-Claude Juncker qui leur a succédé est, lui, le vrai Michel-Ange de l’évasion fiscale, comme il l’a brillamment montré quand il fut Premier Ministre du Luxembourg, voir ouvrage d’Eva Joly Le Loup dans la Bergerie, Ed. Les Arènes.  
Quelques références de Genodics sont à :

https://www.facebook.com/MELeclerc/videos/392746191248619/, à 

https://www.facebook.com/JTweFrance3/videos/1896775717051501/

https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-

documentaire-en-deux-parties/quand-la-musique-adoucit  et à 

https://www.youtube.com/watch?v=MUV73W161as